Le casque intégral : un accessoire essentiel pour la DH, le freeride et l’enduro race
Lorsqu’on pratique le VTT, le casque intégral est un équipement crucial. Il est donc nécessaire de le choisir avec la plus grande attention et de respecter certaines règles fondamentales. Il est aussi important de toujours surveiller son état : au moindre choc violent ou au moindre affaissement de la coque, il est recommandé de le remplacer.
Avant de sélectionner la taille de votre casque, la première étape est de mesurer votre tour de tête. Pour ce faire, utilisez un mètre ruban de couturière et placez-le environ deux centimètres au-dessus de vos sourcils, en passant par la partie la plus large de votre crâne. Cette méthode exclut toute mesure verticale et tient compte des variations au niveau du menton, des pommettes et des joues. Pour ajuster la taille du casque à différentes morphologies, vous avez la possibilité d’ajouter des mousses plus ou moins épaisses. Cependant, cela ne suffit pas toujours, d’où l’importance d’essayer le casque avant de l’acheter.
Respect des normes et certifications
Tous les casques disponibles sur le marché français respectent les normes de sécurité européennes (CEN). La plupart d’entre eux vont même au-delà de ces exigences. Cependant, il n’existe pas de norme spécifique concernant la mentonnière, ce qui suggère qu’il y a encore peu d’études en matière de sécurité pour nos disciplines sportives.
Certaines certifications, comme celles australiennes et néo-zélandaises (AS/NZS2063) ou américaines (CPSC), fixent un niveau de rigidité minimal. Ces certifications se basent sur des études indiquant qu’une déformation plus importante de la mentonnière lors d’un choc peut contribuer à prévenir les blessures au niveau des vertèbres cervicales.
En résumé, la norme européenne en matière de protection contre les impacts peut être respectée avec des mousses ainsi qu’un EPS plus fins. Sur votre casque de VTT, vous trouverez l’inscription CE EN (norme européenne) et/ou CPSC (norme américaine). Sur certains produits, vous trouverez également le sigle ASTM, qui se réfère à la certification en vigueur aux Etats-Unis jusqu’en mars 1999, avant que la CPSC ne prenne le dessus. L’ASTM est toujours valide aux Etats-Unis mais est désormais beaucoup moins utilisée. Enfin, certains casques peuvent également avoir la certification DOT, qui régit la vente des casques de moto.
Absorption et répartition de l’énergie lors d’un impact
Chaque marque a sa propre technologie pour assurer une protection optimale. Par exemple, il existe la technologie Composite Fusion Plus, qui consiste à mouler directement le liner EPS avec la coque en carbone, ou le Vinyl Nitrite, dont les capacités d’absorption restent intactes après des chocs de moyenne intensité.
Une des technologies les plus récentes est le MIPS : une couche à faible friction qui bouge selon le mouvement de votre tête dans le casque suite à un choc oblique, permettant de réduire fortement les forces en rotation.
Systèmes de retrait et sangles d’attache
Les tests sur les attaches se font en longitudinal. En d’autres termes, un crochet est fixé à la sangle et une force est appliquée dessus avec un poids donné. Avec une boucle double D, plus on tire, mieux elle sert. En revanche, avec les clips, ce n’est pas forcément l’attache qui va céder, mais la petite barrette en plastique à laquelle la sangle est attachée.
Certains casques disposent aussi du système Eject, qui est un compartiment situé dans la mousse EPS dans lequel on peut insérer un ballon en plastique plié. En cas de blessure grave, il suffit de retirer les coussinets de joues et de gonfler le ballon via la pipette qui sort de l’arrière du casque. En se dépliant, le ballon fait sortir le casque en douceur.
Entretien de votre VTT
N’oubliez pas de consulter notre page de conseils pour l’entretien de votre VTT. Vous y trouverez de nombreux conseils pour prendre soin de votre matériel.
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